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Vol de voiture : zoom sur le « mouse jacking »

15 mai 2019

Grâce à quelques « gadgets » électroniques, les voleurs peuvent ouvrir et démarrer une voiture sans effraction « mécanique ».

Nos voitures sont désormais bardées d’électronique. Cela les rend plus sobres et plus efficaces, mais aussi plus vulnérables comme le prouve le développement du « mouse jacking », également appelé vol à la souris. Un ensemble de techniques électroniques permettant de s’introduire dans une voiture pour la dérober sans devoir physiquement forcer sa portière. Explications.

Pour fouiller ou voler la voiture

Les techniques utilisées vont être différentes en fonction des objectifs poursuivis. Le voleur opportuniste qui explore les vide-poches va se contenter d’un brouilleur. Grâce à lui, il va bloquer le verrouillage du véhicule. La voiture restera donc ouverte alors que son propriétaire pense l’avoir fermée. Le voleur pourra alors la fouiller et dérober son contenu en toute tranquillité et sans risquer d’éveiller l’attention des passants.

Pour voler une voiture, le brouilleur ne sera pas suffisant. Le voleur devra également se doter d’un PC portable équipé d’une prise permettant de se brancher sur le bloc électronique de la voiture (prise utilisée par les garagistes pour diagnostiquer les pannes) et d’un logiciel conçu pour reconfigurer son système informatique. Plus simplement, le voleur pourra prendre possession du véhicule en faisant dupliquer la clé de ce dernier après avoir identifié son numéro de série (grâce à un complice chez le constructeur) ou en utilisant un « passe-partout » vierge acheté sur le darknet.

Comment s’en prémunir ?

Le premier conseil est de s’assurer manuellement que son véhicule est bien verrouillé. C’est un peu fastidieux, mais cela réduit à néant les tentatives de blocage de fermeture par brouillage. En outre, la pose d’une canne antivol sur le volant pourra également compliquer l’action du voleur et ainsi se révéler très dissuasive.